Accéder au contenu principal

La Flat Tax: qu'est-ce que c'est ?




La « flat tax » mise en place par le Président Macron à compter du 1erjanvier 2018, est un impôt forfaitaire de 30% applicable aux revenus mobiliers et aux plus-values de cession de titres. Cela touche donc, entre autres, les dividendes reçus par les actionnaires et les plus-values réalisées en cas de cession d’actions ou de parts sociales.

Cette taxation forfaitaire de 30% (qui se décompose comme suit : une taxation forfaitaire à l’impôt sur le revenu de 12,8 % et des prélèvements sociaux à hauteur de 17,2 %) remplace le système qui prévalait jusqu’en 2017 et qui consistait à imposer tous les revenus mobiliers et les plus-values de cession de titres au barème progressif de l’impôt sur le revenu.

Ce nouveau régime est avantageux pour tout individu réalisant, par exemple, des plus-values de cession de titres pour un montant qui aurait dû être imposé à l’impôt sur le revenu, en partie au taux de 41%. Car depuis le 1erjanvier 2018, cet individu bénéficie d’un plafonnement de son imposition à 30%.

Toutefois, notons à l’inverse qu’un tel plafonnement ne ravira pas les personnes déclarant des revenus mobiliers qui était jusqu’alors imposables au taux de 14%. De plus, l’ancien système d’abattements d’impôts pour durée de détention disparaît.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

La preuve de propriété d'actions: quelles règles ?

La preuve de la propriété d’actions est un sujet récurrent en droit des sociétés. Cela peut sembler étrange en soit, car techniquement rien ne paraît plus simple que de prouver que l’on détient des actions : on investit dans une société en mettant à sa disposition de l’argent (apport en numéraire) ou des biens matériels (apport en nature) et l’on reçoit, en rémunération de cet apport, des actions émises par la société. Dans quel contexte quelqu’un pourrait-il contester notre légitime propriété desdites actions ? Un arrêt rendu par la Cour d’appel de Paris le 11 janvier 2018 (CA Paris, 11 janvier 2018, n°16/10056) nous donne une bonne illustration du type de conflit qui peut émerger au sujet de la propriété d’actions. Cette affaire oppose Monsieur X, propriétaire apparent d’actions d’une société anonyme, à Madame Y qui prétend être en réalité propriétaire des actions inscrites dans les comptes de la société anonyme au profit de Monsieur X. Afin de prouver qu’elle d...

Loi "Pacte" : vers une redéfinition du contrat de société

Au cours d’un entretien télévisé d’octobre dernier, le Président de la république a fait une proposition passée à l’époque relativement inaperçue : il s’agissait de redéfinir la société qui, selon lui, ne pouvait plus désormais être uniquement la propriété des actionnaires. L’idée est aujourd’hui reprise dans le projet de loi dit « Pacte » porté par le ministère de l’économie et a fait beaucoup parler dans le monde des affaires. Une telle évolution représenterait cependant une évolution sans précédent du droit des sociétés dont on analysera le principe puis les éventuelles incidences pratiques qui restent relativement imprévisibles aujourd’hui. Qu’est-ce qu’une société en droit français ? La société est définie comme suit à l’article 1832 du Code civil : « La société est instituée par deux ou plusieurs personnes qui conviennent par un contrat d’affecter à une entreprise commune des biens ou leur industrie en vue de partager le bénéfice o...

Qui sommes-nous ?

Clics Droit est né de la rencontre de six élèves-avocats aux profils variés et tous très inspirés ! Notre objectif est de décortiquer l'actualité juridique de manière simple, basique (mais tout aussi efficace) ! Que vous soyez intéressés par des questions de droit pénal, de données personnelles, de droit international ou encore de droit des sociétés, vous trouverez ici votre bonheur. Le style est volontairement simple, sans prétention. Le but étant de rendre notre contenu accessible et agréable à lire pour tous. Rejoignez-nous dans cette petite aventure éditorialiste ! Camille, Clara, Laura, Marianne, Orane et Stanislas.